Né le 12 décembre 1977 (un lundi) en Seine Saint Denis, Benoît Romain Costa débute le piano à 10 ans et se rêve archéologue ou journaliste. Dix ans plus tard, il se rend compte qu’il sait jouer une réduction pour piano du Boléro de Ravel, mais il décide de quitter la fac pour intégrer le Studio 34, un cours de théâtre parisien aussi vieux que lui (et c’est toujours le cas …). Il y fera des rencontres déterminantes.

Au cours des trois ans d’études il se construit sa propre technique, ses propres outils, basés sur « les maîtres » : Grotovsky et Stanislavsky. Il interprète des rôles aussi variés que le prince Florizel dans le Conte d’Hiver de Shakespeare, ou le Gars dans le Parc de Botho Strauss, à Paris comme en province. Enfin, ses professeurs le sensibilisent à la réalité du métier de comédien où chaque jour chômé est un jour perdu.

Le cours s’achève et vient l’heure de l’expérience. Il travaille donc avec ses amis et anciens élèves du Studio 34. Sa première prise de rôle est « Défense d’entrer » en 2002, de Faustine Berardo-Quercy qu’il tourne jusqu’en avril 2007. Puis une autre création : Arthur Rimbaud, « Rêves de Papier… » de Claire Chevalier et Elodie Poëncet, un spectacle mêlant théâtre et marionnettes qu’il joue même à Charleville-Mézières, ville natale du poète. Il collabore aussi avec Alexis Ragougneau, auteur et metteur en scène de « Conversations pour chaises électriques », pièce créée à l’Aktéon 2004. Enfin, il participe au premier court métrage de Rémy Jaladieu, « Sans mobile apparent » dont le tournage s'est achevé début novembre 2006.

Benoît a également en projet une autre création d’Alexis Ragougneau, « Bastringue », dont la lecture publique a eu lieu au XXème théâtre en mai 2006. Sur la toile, ses maîtres se nomment : Jan Kounen, Olivier Marchal, Bertrand Tavernier, Terry Gilliam, Darren Aronofsky et Michael Mann.

A 29 ans, ce quart syrien, quart italien cherche à donner libre cours à ses envies de personnages complexes, doux-dingues, grands fêlés, junkies philosophes, peut-être pour mieux cacher, encore, une sensibilité hors du commun.

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